La dépression
Par Auteur externe  |  16 Novembre 2007  |  15 commentaires  |  Lu 6794 fois
1ère partie : Histoire vécue

« Autrefois, je gardais, fortement serrée dans mon poing…des cendres. Cendres d’une brûlure infligée à mon jeune corps de dix ans. Cendres que je n’avais pas demandées. Je gardais le poing serré en cachette, méprisant ces cendres, et pourtant je ne pouvais pas les laisser tomber. Doutant que cela en valait la peine. Gâchant tout ce que je touchais. J’ai essayé de m’en défaire, seulement les traces noires me rappelaient sans cesse que j’en étais incapable. Vraiment, j’en étais incapable. » Anne-Lise

« Je ne sais pas ce qui m’arrive. Depuis deux mois, je n’ai plus d’énergie. Plus rien ne me réjouit. » Cette femme d’affaires d’habitude si sur d’elle me parlait d’une voix presque éteinte, en baissant les yeux. « Le matin, je me réveille dès quatre heures, remplie d’appréhension et d’inquiétude à la perspective de cette nouvelle journée. Je ne suis plus bonne à rien. Je n’ose même plus téléphoner à un client. Elle respira profondément. « Mais le pire dans tout cela, c’est que Dieu lui-même m’a abandonné. La Bible, qui autrefois m’apportait tant, ne me fait plus aucun effet. Chaque fois que je veux prier, je m’accuse moi-même. Je suis inondée de doutes. Dieu ne peut certainement plus écouter un être comme moi. Je ne vois plus aucune issue. Y a-t-il de l’espoir pour moi ? »

Madame Duval avait d’abord tenté de résoudre son problème tout seul. Pendant quelque temps, elle prit des vitamines et fit davantage de sport. Rien n’y fit. Son mari ne savait plus comment la réconforter lorsqu’elle se plaignait de ses difficultés. Ses proches lui remirent un livre qui traitait des moyens de sortir de la dépression. Elle s’efforça de prier davantage, confessa son apitoiement sur elle-même, et remercia Dieu pour ses épreuves. Mais les nuages ne disparurent pas. Même la prière de délivrance d’un pasteur renommée ne lui rendit pas la paix si ardemment désirée.

Madame Duval découvrait tant de pêchés dans sa vie qu’elle n’attendait rien du médecin. Elle ne lui parla donc que des douleurs qu’elle ressentait dans la région du cœur et lui cacha ses dispositions intérieures.
Le pasteur de l’église a laquelle appartenait la malade, après quelques entretiens avec elle, admit qu’il s’agissait sans doute d’une dépression grave.

Le chemin de la guérison de Madame Duval fut jalonné d’obstacles. Des journées plein d’espoir étaient soudainement réduites à néant par de nouveaux passages sombres. Mais les épais nuages exercèrent une influence de plus en plus faible sur l’humeur de la malade.

Selon Samuel Pfeifer, « les chrétiens semblent avoir plus de mal à comprendre ce qui leur arrive et à prendre les mesures qui s’imposent. Ils souffrent de ce que leur foi en Dieu, qui d’habitude illumine leur vie et l’oriente, se révèle alors incapable de leur épargner ce passage dans la sombre vallée.
Ils voudraient bien comprendre leur maladie à la lumière de la Bible. On ne leur facilite pas cette découverte, car dans leur état, ils ne cadrent pas avec l’image de chrétiens triomphants. Comment comprendre des êtres qui n’expérimentent pas toujours la joie, la paix et l’espérance, ces vertus pourtant recommandées par l’Ecriture ? »

2ème partie : Différentes dépressions

Chaque dépression est particulière et doit être traitée en fonction des symptômes de la personne. Une généralisation ne peut donc pas être faite. Certaines dépressions peuvent être traitées par un accompagnement émotionnel et spirituel, d'autres par un médecin, et parfois par les deux.

Normalement il n'y a pas un seul facteur déclenchant de la dépression, c'est un ensemble de faits.
Il y a plusieurs formes de dépression : des dépressions légères, d’autres plus accentuées, liées à un dysfonctionnement passager, mais aussi des graves dépressions endogènes, qui prennent naissance à l’intérieur de l’organisme.

Nous ne pouvons pas dans ce dossier énumérer tous les types, les effets, les causes, ni les réactions de la dépression.
Nous pouvons donner un petit aperçu de ce qu’elle est et vous encourager pour comprendre les engagements et quelques étapes nécessaires pour vaincre la dépression.

La notion de dépression s’est rapidement répandue dans notre société. Il est cependant important pour nous de distinguer la dépression de la déprime. Chacun, à un moment de sa vie peut se sentir déprimé, peu nombreux seront ceux qui passeront par une réelle dépression.


3ème partie : Symptômes de la dépression

La dépression est une perturbation (ou un trouble) de l’humeur ou de l’état émotionnel : tristesse tenace, lourdeur, obscurité, sentiments de vide…, toutes ces émotions en sont les caractéristiques.

L’état émotionnel de la dépression est habituellement accompagné d’un sentiment d’impuissance, voire de pensées suicidaires. Le dépressif croit que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Ses pensées sont empreintes d’images négatives et pessimistes de lui-même, de son avenir et des circonstances qui l’entourent. Il est extrêmement important de se rendre compte que l’état émotionnel de la personne dépressive est le symptôme et non pas la cause. Soigner le symptôme peut se révéler utile, mais n’apporterait dans le meilleur des cas qu’un soulagement provisoire. Le but est de guérir la maladie, non pas seulement les conséquences.

  1.Quelques symptômes physiques
  •  Peu d’énergie
  • Troubles du sommeil
  • Baisse du niveau d’activité
  • Manque de pulsion sexuelle
  • Maladie somatique
  • Perte de l’appétit
                                    2.Quelques symptômes mentaux et émotionnels
          • Tristesse                   
          • Désespoir
          • Irritabilité, seuil de tolérance bas
          • Isolement, repli sur soi
          • Systèmes de pensées négatifs
          • Pensées suicidaires

La dépression est difficile à admettre. Un engagement personnel est nécessaire pour sortir de cet état, même si cela est difficile.
Faire face à la réalité est donc une première étape à franchir pour en sortir.

4ème partie : Les étapes proposées pour vaincre la dépression

Selon Neil Anderson, « nous croyons que Dieu établit des rapports avec nous en tant que personnes entières (corps, âme et esprit), vivant dans un monde physique et spirituel. Il serait grave qu’un conseiller essaie d’aider une personne malade physiquement, sans mentionner le recours a des soins médicaux. D’un autre coté, qu’un médecin croie qu’un traitement soignera la personne toute entière, est tout aussi grave. Prendre une pilule pour guérir le corps est louable, mais prendre une pilule pour guérir l’âme est déplorable. Heureusement, la plupart des médecins savent que la médecine a ses limites et vice- versa. De façon générale, le corps médical reconnaît que la majorité de ses patients souffrent pour des raisons émotionnelles et spirituelles. »

A. Un engagement réel de la personne est la clef de la guérison
Ce n’est pas le conseiller qui va apporter la guérison, mais il permet un accompagnement sur le chemin de la guérison qui n’est réellement possible que si la personne dépressive accepte de faire les premiers pas.
Nous croyons que Dieu peut guérir les cœurs brisés et qu’il est fondamental de pouvoir se confier en lui dans ce chemin vers la guérison. Il est nécessaire aussi de passer les examens médicaux adéquats pour vérifier les dysfonctionnements au niveau physique. Un travail de relation d’aide est nécessaire a effectuer en identifiant ce qui est faux au niveau de notre système de pensée et qui paralyse notre marche vers la guérison. Une autre étape est de développer des relations profondes avec notre entourage et de s’engager également à surmonter les différentes pertes de l’existence.

B. Prier. Dieu panse les cœurs brisés et libère les captifs  (Esaie 61.1)

C. Rechercher une relation intime avec Dieu

La plus grande crise dont l’humanité ait jamais soufferte fut lorsqu’ Adam et Eve perdirent leur relation avec Dieu. Ainsi la réponse ultime est de rétablir une relation intime avec Dieu, notre seul espoir.
Les étapes pour être libre en Christ (trouver dans le livre de Neil Anderson, Notre Identité en Christ) sont destinées à vous aider à résoudre tout conflit qui pourrait exister entre vous et votre Père Céleste, en vous repentant et en lui faisant confiance. Ce procédé vous aide principalement à vous soumettre à Dieu et à résister au diable (Jc.4.7). Il élimine l’influence de ce dernier dans votre vie et vous rattache à Dieu d’une façon personnelle et puissante. Ainsi vous connaîtrez que la grâce de Dieu garde vos cœurs et vos pensées (Phil. 4.7), et que l’Esprit lui-même rend témoignage à votre esprit de ce que vous êtes enfant de Dieu (Ro.8.16).

D. Croire que vous êtes aimés de Dieu

« Voyez quel amour le Père nous a donnés, puisque nous sommes appelés enfant de Dieu !... » (I Jean 3 : 1-3)
Savoir qui est Dieu et ce que nous sommes en Christ, constituent les deux principaux éléments de ce en quoi nous croyons, et nous permettent de vivre une vie victorieuse.

E. Prendre soin de soi (Rom. 12 : 1-2 ; I Cor. 6.19-20)
   
1.Passer un examen médical- Il y a plusieurs autres sortes de dépression biologique qui peuvent être diagnostiquées et ensuite traitées.
    2.Le système endocrinien – Un trouble dans le système endocrinien peut- être à l’origine de symptômes dépressifs. ( la thyroïde, le thymus, le pancréas…)
    3.Insuffisance du taux de glucose dans le sang.
    4.La glande pituitaire
  5.Fatigue surrénale - un stress prolongé peut entraîner une fatigue surrénale. Pour combattre ce type de dépression, le patient doit se reposer suffisamment, et compléter son alimentation avec les différentes vitamines B.
    6.Le système reproducteur féminin – Il est probable que la nature biologique des femmes puisse expliquer le fait que ces dernières font plus de dépression que les hommes.

F.Renouveler son esprit (Ro. 12.2 ; Phil. 4.6-8)


G.Réfléchir à ses habitudes et faire les changements nécessaires

« Ce que vous avez appris, reçu et entendu, ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. »(Phil. 4.9)

H.Etre ouvert à des relations enrichissantes (Heb. 10.24-25)
Se couper de bonnes relations est un des principaux symptômes de la dépression. C’est également le numéro deux sur la liste des comportements destructeurs. Vous isoler avec vos pensées négatives ne pourra que vous faire toucher le fond plus rapidement.

Toute personne ayant souffert, pendant un certain temps, de dépression liée au mode de vie, devra pardonner à plusieurs personnes, et se réconcilier avec d’autres.
Nous souhaitons, qu’au travers des Etapes vers la liberté en Christ, vous ayez ressenti le besoin de pardonner aux autres. A propos du besoin de se faire pardonner, Jésus dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que la tu te souviennes que ton frère à quelque chose contre toi, laisse là ton offrande…et va d’abord te réconcilier avec ton frère,… » Si vous avez besoin de pardonner à quelqu’un, présentez-vous devant Dieu. Par contre, si vous avez offensé ou blessé quelqu’un, ne vous présentez pas devant Dieu ; allez plutôt voir cette personne et réconciliez-vous avec elle. Si vous n’adoptez aucune de ces deux attitudes, vous ne serez jamais en paix.

Un autre point qu'aborde Neil Anderson sont les pertes dans nos vies (perte d'un travail, le départ pour les études de nos enfants etc...)

I. S’engager à surmonter chaque perte (Phil. 3.7-8)
  • Identifier et comprendre les différentes pertes de l’existence.
  • Distinguer les pertes concrètes et les pertes abstraites.
  • Trier les différentes pertes : sont-elles réelles, imaginaires ou probables ?
  • Discerner la part de réalité dans les pertes imaginaires ou probables. Ex. J’ai peur d’avoir un accident de voiture, alors je ne conduis pas.
  • Faciliter la période d’affliction (laisser les émotions s’exprimer).
  • Affronter la réalité de la perte.
  • Développer une nouvelle perspective à l’égard de la perte.

Ne perdons jamais de vue que la dépression est une maladie complexe et difficile et que le processus d’accompagnement est long et parsemé d’embûches. Il est important de laisser le temps pour le cheminement et de favoriser un engagement réel de la personne dans le processus de changement.

5ème partie : Acceptation de notre histoire

« Autrefois, je gardais, fortement serrées dans mon poing…des cendres. Cendres d’une brûlure infligée à mon jeune corps de dix ans. Cendres que je n’avais pas demandées. On m’en imposa la cicatrice. Durant dix-sept années, le feu s’est consumé sourdement. Je gardais le poing serré en cachette, méprisant ces cendres, et pourtant je ne pouvais pas les laisser tomber. Incertain que cela en valait la peine. Gâchant tout ce que je touchais, laissant, d’après moi, des traces noires partout. J’ai essayé de m’en défaire, seulement les traces noires me rappelaient sans cesse que j’en étais incapable. Vraiment, j’en étais incapable. Mais Dieu en était capable.

Un soir, alors que j’étais en larmes et en proie à un profond désespoir, son Esprit Saint parla doucement à mon cœur, et murmura : « Je veux te donner de la splendeur à la place de tes cendres, une huile de joie à la place de ton deuil, et un vêtement de louange au lieu de ton esprit abattu. » Jamais on ne m’avait proposé pareil échange : de la splendeur ! De la splendeur contre mes cendres ? Ma mémoire souillée…contre une promesse de guérison ? Mes cauchemars contre Ses chantes dans la nuit ? Un cœur meurtri et un sentiment d’impuissance contre une paix éternelle ? »

Comment pouvais-je être assez têtu pour refuser une telle offre ? C’est alors que, spontanément mais lentement, les yeux remplis de larmes, j’ai desserre le poing pour laisser tomber les cendres. En silence, j’ai entendu le vent les disperser, loin de moi…et ce à jamais. A présent, je suis capable de placer doucement mes mains autour du poing d’une autre âme blessée, et de lui dire plein d’assurance : ‘Laisse-les tomber. Il existe une splendeur au-delà de ce que tu peux imaginer. Va de l’avant, fait Lui confiance. Sa splendeur contre tes cendres.’ »
                                            


 

Dossier proposé par Famille je T'aime : www.famillejetaime.com

Références
 :
  • Libéré de la dépression, Texte de séminaire (Eds FJA Dr. Neil T. Anderson)
  • Entourer les faibles (Samuel Pfeifer)
  • S’engager à se libérer de la dépression  (Neil Anderson & H. Baumchen)


Thème :  Dépression
 
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Vos commentaires (15)

  Diane (Afrique du Sud)
Posté le 6 Décembre 2007 à 10h22
Salut à toutes, Je suis plus qu'heureuse de lire les réactions des unes et des autres. Ces trois derniers jours, j'ai broyé du noir, et j'essaie de m'en sortir. La vie m'en a fait voir de plus grave...mais c'est plus fort que moi, je suis ébranlée.'Sois raisonable Diane,cela aurait pu être pire...'J'en suis consciente, mais n'empêche, cette nouvelle désillusion m'enterre'. Devant la glace ce matin, je réalise que j'ai les yeux bouffis et l'air lamentable. Je regadre à travers la fenêtre...le soleil brille, les fleurs sont belles dans le parc. Tout près, il y a comme à l'habitude, la femme aveugle et ses enfants qui mendient. Elle a l'air plus heuresue que moi, peut être a t-elle reçu assez de pièces...de quoi lui acheter quelques muffins. Ce rien semble la satisfaire, et mon 'peu' me déstabilise... Je sais...il y'a pire...,mais je ne peux m'empecher d'être triste. 'Souviens toi Diane,l'eternel s'est déja plusieurs fois puissament manifesté dans ta vie!'...Oui...mais c'est plu fort que moi,je broie du noir. Je m'écoute une louange,j'en connais les paroles par coeur... ma bible est là sur mon lit...je n'arrive pas à l'ouvrir. Pour finir,je me mets à compter les bienfaits de Dieu dans ma vie. Courage ma soeur,rien n'est perdu...l'orage passera!
 
  Christine (France)
Posté le 5 Décembre 2007 à 14h58
J'ai traversé cette terrible épreuve de la dépression. Et alors que depuis plusieurs mois je me rendais chez mon médecin chaque quinzaine, je ne voulais pas admettre mon état, au point que mon médecin ne pouvait pas prononcer le mot de dépression : il savait que je ne pouvais pas l'entendre. "Une chrétienne ne peut pas être dépressive" ! Au bout de plusieurs mois : le médecin a réussi à glisser le terme "syndrome dépressif". J'ai verouillé tout sentiment en moi. Je ne voulais pas souffrir d'avantage, mais cette expression ne me soulageait pas non plus. Le lendemain, sur l'insistance de mon mari : je suis allée sur femme chrétienne ! et là le 1er dossier si s'affiche devant moi, " dépression ou l'ame fracturée "! Après avoir lu, plus de souffrance mais une grande Paix : c'est ainsi que j'ai enfin pu accepter de reconnaître que j'étais atteinte d'une profonde dépression, j'ai donc suivi tous les conseils de ce dossier, scrupuleusement : j'avais hâte de tout faire pour permettre à Mon Dieu de me guérir parfaitement et définitivement : exaucement total ! Gloire à Son Saint Nom !(lorsque j'ai ouvert ce dossier des mois après : j'ai à nouveau été stupéfaite en constatant que la date où il avait était édité était celui ou je l'ai ouvert la 1ère fois) Merci Mon Dieu.
 
  Bourgeon (Suisse)
Posté le 3 Décembre 2007 à 20h29
Chère Asara, de Madagascar.... Je suis prête à vous soutenir, si le top féminin veut vous transmettre mon adresse Email... Je viens d'arriver au bout du tunnel, de tant d'années de souffrances et dépression, mais Dieu dit qu' il est avec nous dans la détresse et qu' une fin à chaque épreuve est prévue dans son amour... Je sais que pour moi, le temps de chanter, est ENFIN ARRIVE... Gloire à Dieu seul... Son sacrifice était pour vous ma chère Asara... N'en doutez plus.... Tendrement.
 
  Natacha (Guadeloupe)
Posté le 3 Décembre 2007 à 01h11
ce texte m'as beaucoup touchée je me sens enfermée dans une bulle avec comme seul ami le desespoir. Après avoir lu le texte je me rends compte que je ne pourrais pas m'en sortir toute seule
 
  Christelle (Congo RDC)
Posté le 29 Novembre 2007 à 12h13
J'ai vraiment apprécié le commentaire des autres. Moi mon problème est que depuis 6 mois je suis fiancé à un homme et depuis un certain temps je n'épprouve plus le désir de l'épouser; cela me déprime parce que j'ai l'impression de le faire souffrir car lui tient beaucoup à moi.
 
  Marie Chantal (France)
Posté le 28 Novembre 2007 à 23h51
Mon corps dès l'âge de cinq ans et jusqu'à mes dix huit ans a subi d'énormes séquelles et aussi mon mental, arrivée dans la vie avec ce fardeau, avoir des enfants sans garder le père et assumer seule, abandonner de ma famille de chair quand j'ai osé en parler de ce mal. Idée de suicide sans jamais le vouloir, un appel au secours ! Sauvée par la grâce de mon JESUS, mais malgré cela des moments de lassitude et de mélancolie, prise de médicaments puis arrêt pendant plus d'un an et vlan il y a un mois de cela rebelotte, mon corps s'angoisse et reprise d'un anxiolytique, je culpabilise mais ... je suis toujours dans sa parole même dans ces moments, je ne lâche pas la main de mon JESUS. Une question : peut-on être au pied de son Maitre chaque jour, éprouvé dans mon coeur une joie et prendre un anxiolytique ? Je vous assure je suis heureuse mais je me pose des questions quant à cette angoisse qui me réveille la nuit, il suffit de prendre ma bible et de la lire que tout disparaisse et je m'endors tranquille. Salutations.
 
  Ginette (Cameroun)
Posté le 28 Novembre 2007 à 10h39
Cet article m'a beaucoup touché et je dis encore gloire à Dieu pour ses biensfaits et sa présence à nos côtes. Je suis contente qu'en fin de compte tout se passe toujours bien à la fin; Nous devons surtout bien prier et la force que nous cherchons, nous devons la prendre au près de lui et sachons que quoi que nous vivons et que nous fassions, si on lui demande de l'aide, il est là et sera toujours là pour nous. Ma vie a changé aujourd'hui à cause de lui, j'ai souffert comme tout le monde et aujourd'hui je me bats pour être auprès de tout le temps; Mes pensées sont toujours là et me tortillent l'esprit, mais lui est là pour me fortifier. Comme tu as laissé tomber tes cendres, pour toute chose, nous devons laisser tomber et les remettre entre les mains du Seigneur, car il contrôle tout. Que Dieu vous bénisse tous.
 
  Elisabeth (France)
Posté le 27 Novembre 2007 à 15h25
J'ai hésité longtemps avant d'écrire sur ce site,de peur d'étre jugé, peut être. Cela fait plus de 2 ans que je suis dépréssive suivi par 1 psy, je ne prends plus leurs pilules, car ce n'est plus moi qui me contrôle ni Jésus. Je me sens mal avec le traitement un peu comme dépendante d'une mauvaise force, je crois que se sera encore long, car je cherche le Seigneur, je l'ai laissé sur la route de mon désespoir, moi si forte il y a quelques années encore me disant que jamais je ne glisserais de sa montagne je tenais sa main bien serrée dans la mienne; le remerciant d'étre là et de me donner cette force. Aujourd'hui je pleure souvent en le supliant de m'aider à m'en sortir, je ne vois pas le bout du tunnel. Pour finir mon frére est pasteur et je n'ose méme pas lui en parler à lui, peut-être justement parce que c'est mon frère et que je sais qu'il est trés occupé, et pris par son église, ses enfants, sa femme, ce que je respecte parfaitement. J'ai une question aux pasteurs qui lirons mon message ; que feriez-vous si un membre de votre famille était atteint de ce mal qui ronge l'esprist et le corps tout entier ?
 
  Claire (Rwanda)
Posté le 22 Novembre 2007 à 16h41
Merci beaucoup pour ce sujet si délicat. A ma chère Nathalie, je comprends combien la perte d'un être si cher comme ta mère est si douloureuse. Ma chère, pendant le génocide de 1994 au Rwanda, j'étais au point d'abandonner le Seigneur. Les atrocités qu'on connues nos êtres si chers sont difficiles à exprimer, et je me souviens un jour, quand je tournais encore une fois dans ma tête comment mon père, mon frère, les membres de la famille et les amis ont été conduits à l'abattoir pour le seul motif que Dieu les a créés tels qu'ils étaient, je me suis dit : "Seigneur, à quoi bon te suivre si tu admets une telle injustice!!" J'étais franchement déprimée. Mais le Seigneur ne m'a pas laissé seule. Je me souviens il faisait très, très noir, j'enttendais autour de moi les enfants qui pleuraient, et le concert des canaux tout autour de notre gîte. J'avais aucune réponse à mon petit frère qui me demandait quand tout cela prendra fin, (il croyait que peut être Dieu m'a révélé un secret quelconque); et voilà que dans cette ombre, un chant dans ma langue maternelle surgit dans mon coeur qui dit "puisque le Seigneur Jésus m'aime je suis en paix .... même dans les afflictions je suis en paix... que je meurs ou que je vive, je sais que l'Eternel m'aime, je suis en paix". Depuis ce jour, j'ai la paix.
 
  Asara (Madagascar)
Posté le 22 Novembre 2007 à 13h07
Bonjour, quand j'ai lu dans un bouquin les signes symptomatiques de la dépression, je doute que j'en sois atteint. J'ai tout le temps envie de pleurer et cela affecte tellement ma vie. J'avais envie de faire appel à une psychanalyste mais je n'en connais pas car je vis à Madagascar et c'est pas très courant ici le travail de psy. Et j'ai l'habitude de me tourner vers Dieu, jusqu'à maintenant franchement, je ne me sens pas avancée, j'aimerais tellement me correspondre avec quelqu'un qui peut m'aider. Merci.
 
  Kadi (Burkina Faso)
Posté le 21 Novembre 2007 à 19h08
Après lecture je suis vraiment rassurée qu il y a toujours une solution à tout avec le seigneur .Mon cas est resolu et je benis le seigneur car il vous a toujour utilisé pour me venir en aide spirituellement dans mes moment difficiles soyez benie dans le nom de Jesus.
 
  Eba (Guinée)
Posté le 21 Novembre 2007 à 12h44
Je viens de lire " la dépression" et je voulais juste partager la situation que je vis en ce moment. J'ai ma fille qui est très malade et qui fait une depression. Trouble du comportement etc... D'après les médecins, elle a une anémie qu'elle soigne depuis 6 mois sans amélioration de son etat de santé et un paludisme qui a été mal traité pendant et après sa grossesse. Elle est très amaigrie. Elle est mariée et mère de 2 magnifiques garçons. Elle a eu une petite fille prématurée de 7 mois qui n'a malheureusement pas survécue. Nous sommes un couple chrétien, nés de nouveaux et nous croyons à la guérison miraculeuse. Aujourd'hui, nous nous réjouissons à la lecture de cet enseignement parce qu'il vient éclairer notre lanterne et nous donner d'espérer et croire que Dieu est capable de la relever et de lui permettre de recouvrer la santé et de retrouver ses esprits.
 
  Nathalie (France)
Posté le 21 Novembre 2007 à 11h17
Merci à vous de parler de ce sujet qui est vraiment d'actualité,et touche je crois beaucoup de chrétiens. Ce qui me rassure, c'est que notre Père ne nous condamne pas, ne nous juge pas et nous rejette pas. On peut se présenter devant lui tel que nous sommes, car il compatit vraiment à notre souffrance psychologique. Actuellement moi-même j'y passe dans la dépression, car il y a 2 ans et demi j'ai perdu un être cher: ma maman, j'ai du mal à faire surface, et je suis seule dans ma dépréssion, car même étant entourée de chrétiens, je n'ai pas toujours la compréhension. J'ai eu plutôt des paroles qui m'ont bléssé tel que : bouge-toi, fais quelque chose, ne reste pas dans cet état, j'en ai marre de te voir dans tes crises d'angoisse etc... et j'en passe. Ouf quel encouragement,au lieu de me sentir en sécurité dans la bergerie, cela m'a fait partir de mon église.Dieu souffre avec ceux qui souffre et pleure avec ceux qui pleurent, qui sont en détresse émotionnelle. Je sais que Dieu m'aime et même si je passe dans la vallée de l'ombre de la mort, il me porte sur ses épaules pour que je puisse continuer la route. J'encourage à tous ceux qui passe par cette difficulté de ne pas baisser les bras, que notre Jésus ne nous a pas abandonné, car il ne veut qu'aucun ne se perde, car nous sommes ses brebis. Bonne journée à vous.
 
  Hermine (France)
Posté le 20 Novembre 2007 à 17h17
Je suis heureuse de voir le sujet sur la dépression abordée aussi clairement. Je vois un psychiatre depuis un an et demi. Le plus dur pour moi a été l'incompréhension des personnes proches(amis chrétiens etc), et l'hypocrisie. Je veux juste corroborer ce qui a été dit : la dépression existe; nul n'est à l'abri, qu'on soit chrétien ou non. Toi qui vas si mal, qui ne sait plus quoi penser, qui est dans le brouillard, DIEU a la solution. Ne fais pas attention aux qu'en-dira-t-on. Consulte un spécialiste, ton conseiller spirituel. Dieu agit de plusieurs manières. Grâce à ma gélule quotidienne et à la prière, j'ai repris une vie normale. Je veux juste dire que j'avais besoin des 2. Arrêtons de nous voiler la face.
 
  Lila (Francophonie)
Posté le 19 Novembre 2007 à 07h54
La dépression vient aussi avec le célibat non-voulu. Ce célibat qui déchire l'âme et le coeur. La dépression peut durer des dizaines d'années et même toute la vie, et tous les médecins et les médicaments du monde n'y pourraient rien si le patient n'obtient pas de solution radicale à son problème. Il y des dépressions que seul un miracle de Dieu peut guérir, et nous savons tous que les miracles ne sont pas obtenus par tous les chrétiens et que ca fait partie des voies mystérieuses de Dieu.
 
 
 
           
 









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