Comment accompagner son épouse malade?
Par Françis Bossert  |  31 Juillet 2008  |  5 commentaires  |  Lu 1211 fois
Nous sommes tous bien différents mais peut être que l’un ou l’autre point suivant fera écho et vous soutiendra dans cette aventure particulière d’accompagnant d’un conjoint malade.

Il ne nous est pas vraiment possible de comprendre la souffrance du conjoint malade. Il y a d'une part sa souffrance physique à laquelle se rajoute la souffrance psychologique. Celle-ci est faite de la réalité des pertes et des deuils face à nos projets, et à nos capacités.

J’ai pour ma part expérimenté en accompagnant mon épouse dans sa maladie (cancer des ganglions) la solution suivante : l'écouter et accueillir quotidiennement sa souffrance. Quelques touches d’humour peuvent parfois faire baisser la pression mais dans les périodes de très grande souffrance n'en rajoutez pas !

Le conjoint a un rôle d’accompagnant, de compagnon de route. Son attention doit être continuelle. C’est à lui de gérer en son intérieur tout ce que la maladie  lui renvoie.
Je ne pense pas qu’il faille être fort pour deux mais être là, présent à toutes les étapes, l’accueillir et l’écouter quotidiennement.

Au début de la maladie, il faut un temps d’acceptation au couple car les projets personnels doivent être mis entre parenthèse pour un temps.

Si jamais le conjoint malade en arrivait à jouer à son profit de la situation, il suffit d’un petit mot pour rétablir la situation afin d’éviter de tomber ensemble dans une spirale sans fin.

Il est juste de se positionner comme le conjoint du malade mais non son médecin ou son infirmier. Le corps médical fait sa part et à nous de leur faire confiance. Le conjoint non malade doit tenir dans la durée, c’est pourquoi il doit se ressourcer continuellement.

Chacun développera sa stratégie mais ce qui reste important c’est de ne pas rester seul. Pour ma part l’accès internet était une dimension extraordinaire  car quotidiennement je recevais une vingtaine de courriels et cela durant deux mois non stop. Ce fût une thérapie bienfaisante, l’écriture me permettant de prendre de la distance. 
D’autres utiliseront leur réseau d’amis ou feront appel à un spécialiste (dimension qu’il ne faut pas négliger si la situation devient trop lourde à porter pour l’accompagnant).
Bon courage à tous.

en partenariat avec : www.famillejetaime.com
Thème :  Maladie
 
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Vos commentaires (5)

Posté le 4 Août 2008 à 22h21
Merci pour cet article qui est à lire avec sérieux. De ma propre expérience ou plutôt celle de ma meilleure amie le role du conjoint dans ce type d'épreuve est primordial! Elle s'est battue un peu plus d'un an contre une leucémie mais son mari semble ne jamais avoir pu accepter de le voir. Il a toujours agi comme si elle avait juste une grippe). Evidemment cela implique un comportement dur, froid et egoiste. Elle a beaucoup pleuré à cause de cela. Il a fini pas comprendre...quand elle est partie car même quand les médecins nous ont dit que c'était fini, il ne semblait pas réagir. Je ne le comdamne pas, nous avons tous notre façon de réagir, il ne pouvait peut être pas réagir autrement c'était peut être au dessus de ses forces. Mais elle en a souffert. Et dans ces moments là , je pense qu'on a besoin de l'autre. J'étais là , sa famille aussi mais c'est aussi et plus spécifiquement de son mari qu'elle avait besoin. A méditer.
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Posté le 2 Août 2008 à 10h44
Le épreuves sont toujours là pour nous rapprocher du Seigneur. Personnellement, pendant longtemps (quelques années), impossile d'avoir de réelles conversations avec mon épouse à cause d'une dépression qui a empiré au fil des années. Dans sa grâce le Seigneur a répondu au nombreuses prières et depuis 2005, mon épouse n'a plus fait de rechutes et va de meiux en mieux. Dans chaque situation, celui qui s'attend au Seigneur, il recevra force et discernement pour agir selon les situations qui sont devant lui.
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Posté le 31 Juillet 2008 à 20h04
Bravo, excellent article. Je suis passée par ses difficultés, pour moi d'abord, mais je suis guérie, Merci SEIGNEUR. Ensuite pour mon époux qui lui n'a pas survécu, mais ça a été très difficile. Il n'y avait pas grand monde pour le réconfort, mais le SEIGNEUR était présent et fidèle. IL avait la bonté de permettre que mon époux sache plusieurs mois avant qu'il ne survivrait pas et c'était bien, il savait et était prêt à partir. Par compte ce que je n'ais toujours pas compris, c'est comment NOTRE PERE, peut permettre que ses enfants endurent tant de souffrances. Mais IL l'a permis pour son propre fils. Courage à ceux qui sont atteints de graves maladies dites incurables, elles ne le sont pas toutes, j'en suis la preuve bien vivante, après le cancer j'ai soigné celui de mon mari. DIEU ne permet pas toutes les guérisons, il faut aussi le savoir. Courage.
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Posté le 31 Juillet 2008 à 15h17
j'ai une amie tres proche qui est souffrante et c'est vrai que son mari, parfois à besoin de s'evader un peu, mais grace à Dieu cette amie etait condamnée par la medecine il y a 20 ans, et elle est toujours parmis nous avec sa tumeure et une petite santé c'est vrai, mais elle est là , c'est ce qui compte! merci Seigneur...
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Posté le 21 Septembre 2008 à 22h01
Je vie avec mon épouse Denise ( marier ) depuis 25 ans.Je savais que mon épouse était handicapé mais que voulez-vous je l'aime .J'ai appris a prier et faire confiance au Seigneur. Quand ont s'est marier le 20 Août 1983 j'étais au courant de se qui m'attendais .Nous avons grandi ensemble prier ,demander,s'accrocher, aux promesse de Dieu, parfois on a désespérer . Mais nous sommes revenu sur notre décisions de Lui faire confiance et de Lui remettre nos vies et les situations difficile et a chaque fois Dieu, notre grand Dieu a toujours répondu au delà de se quoi nous attendions.Lui faire confiance et Lui remettre tout entre ses mains.Cette situation n'aie pas désespérer ,mais concoure a notre bien pour nous faire toujours grandir.Merci Seigneur Jésus.