Sans son peuple Dieu ne pouvait me guérir complètement, mais je devais d'abord me réconcilier avec Lui.....
... personne, depuis longtemps, ne m'a invitée à manger ou même à boire un café...
... il/elle a semblé faire un détour pour ne pas me croiser...
... par son regard je me sens jugée, condamnée....
... il/elle me dit ne pas avoir le temps de me parler, mais je sens bien que c'est un prétexte car il/elle n'a rien à me dire...
... j'aimerais être " invisible ", qu'on m'oublie...
... j'avais pas envie d'être avec eux, alors j'ai prétexté mille choses à faire...
... j'ai pris ces gens " de haut " pour ne pas risquer d'être jugée...
... j'ai adopté une " façade de bien-être " de crainte d'être accusée de toujours me plaindre...
Toutes ces situations, ces sentiments, je les ai vécu... bien trop souvent, bien trop longtemps...
Le vide s'est fait autour de moi, et j'ai fait le vide autour de moi, pendant plusieurs années pendant et après mon divorce.
Le divorce gène les autres même s'il semble être " entré dans les moeurs ".
Le divorce fait peur, comme s'il était contagieux !
Mal à l'aise parmi les couples, qui ne me semblaient parler que de leur vie à deux, ou pire encore, me sentant " surveillée " comme si je risquais de voler un époux...
Plainte par certains, qui en même temps, me faisaient me sentir brebis galeuse, ou malade irrécupérable...
Jugée par d'autres, qui ne faisaient qu'accentuer mes doutes, mes espoirs déçus, mon sentiment de culpabilité déjà trop pesant, ma honte de me sentir soulagée de toutes mes souffrances passées...
Par tous les regards sur moi, curieux, de pitié, de désapprobation, j'étais mise à l'écart, silencieusement condamnée.
Alors je me suis " blindée ", carapaçonnée, j'ai coupé les ponts avec tout et tous, en fuyant ailleurs, pour tenter d'être à nouveau simplement une personne parmi d'autres.
Mais j'avais emmené avec moi cette apparence forte, solide, sûre de moi, alors qu'en dessous j'étais seule, craintive, honteuse, pleine d'amertume, portant des blessures profondes et encore à vif.
Des années de solitude, de questions. Des années de douleurs face à ma souffrance et à celle de mes enfants. Des années de misère, de galères pour réussir à survivre.
Le seul à qui j'ai su me confier pendant ces années a été Dieu mon Père, Jésus mon ami.
Et encore ! Il m'a d'abord fallu du temps pour me réconcilier avec lui. Du temps pour comprendre que, même s'il ne cautionne pas le divorce, il pouvait comprendre mes circonstances et surtout ne me retirait pas son amour pour autant. Du temps pour faire le point de mes colères envers lui et de mes espoirs déçus, pour comprendre qu'il ne peut guérir un coeur qui ne le cherche pas.
Du temps pour faire le tri dans mes culpabilités afin de n'en prendre que ma part et pouvoir alors reconnaître et confesser mes lacunes.
Et vis à vis des autres, du temps pour me laisser à nouveau " approcher " sans sortir mes " griffes ". Du temps pour retrouver assez de paix afin de pouvoir en parler, de ne plus déformer les actes et propos de ceux qui ne voulaient que m'entourer, me consoler.
Peu à peu je me suis à nouveau sentie " chez moi ", entre autre dans la famille de Dieu, créant des relations nouvelles avec les autres. Leur présence, leur écoute, leur affection, ont alors pu participer à la guérison de mes blessures.
Car sans " son peuple " Dieu ne pouvait me guérir complètement. C'est au sein de son peuple qu'il a pu (et continue à) prendre soin de moi et par là même de mes enfants.
en partenariat avec :
www.famillejetaime.com
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